Drapeau

L'actuel drapeau de la Compagnie des Artilleurs fût inauguré le 30 mai 1987 lors de la sortie de la Marche Saint-Roch. Il est entièrement brodé à la main.
Afin d'officialiser l'événement, la compagnie a édité un souvenir :

Souvenir drapeau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Détails

Sur l'avant on peut y lire les inscriptions suivantes:

GARDE IMPERIALE

L'EMPEREUR

NAPOLEON

AU 3e REGIMENT

DES ARTILLEURS

A PIED

Sur le revers on peut y lire les inscriptions suivantes:

MARINGO . ULM

AUSTERLITZ . IENA

EYLAU . FRIEDLAND

ECKMUHL . ESSLING

WAGRAM . SMOLENSK

MOSKOWA

VIENNE . BERLIN

MADRID . MOSCOU

Origine du drapeau napoléonnien

Oriflamme Bien avant l'ère chrétienne, en Chine, le drapeau avait pour fonction de symboliser l'autorité publique et le ralliement : chaque commandant d'unité possédait une bannière différente dont la grandeur variait avec l'importance de la troupe commandée. On le retrouve ensuite chez les Grecs et les Romains. Dans la Chanson de Roland (1080), le nom d'oriflamme apparaît pour la première fois, signifiant « petite flamme », bannière, de couleur rouge. Au Moyen Âge, seul subsistera le port d'étendards pour la reconnaissance des troupes, les unités se ralliant à l'enseigne du chef sous les ordres duquel elles combattent. Jusqu'à la Révolution, chaque régiment, bataillon ou escadron avait son drapeau de couleurs, de dessin, de forme et de dimensions différentes. Après la bataille de Fleurus, en 1690, où les bataillons français avaient tiré sur des régiments d'infanterie française dont ils n'avaient pas identifié les couleurs, tous les drapeaux reçurent comme signe distinctif commun une écharpe blanche nouée au sommet de la hampe à l'usage du roi : le blanc a été, de 1638 à 1790, la couleur du drapeau royal et du pavillon de la Marine. Après 1789, l'emblème national devient un enjeu politique de premier ordre. En 1789, La Fayette fait mettre du blanc à la cocarde bleue et rouge de la garde nationale de Paris. Les drapeaux de l'armée de terre dès 1791, comme ceux de la garde nationale à partir de 1789, portent les trois couleurs, mais de diverses façons fantaisistes selon l'usage de l'époque.

Drapeau 3e Régiment Suisse

 Une première uniformisation des drapeaux régimentaires date de 1804 : carré blanc sur la pointe au centre et triangles alternés bleus et rouges dans les coins, inscriptions dorées au centre  (voir la peinture de David). Ils portaient le nom d'aigles, par référence à celles imitées de l'Empire romain qui couronnaient la hampe.

 

Drapeau du 1er Régiment des Grenadiers à pied

  Le dessin à bandes verticales des pavillons est adopté pour les drapeaux de l'armée de terre en 1812, avec inscriptions dorées sur le blanc.

 

Outre les couleurs tricolores, le drapeau que possèdent les unités porte sur une face, en lettres brodées le nom de l'unité et le numéro du régiment, et sur l'autre face, au revers, les noms de batailles au cours desquelles le corps s'est distingué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"La Distribution des Aigles" par David en 1810

A l'image des enseignes des armées romaines, Napoléon fit placer une aigle de bronze doré au sommet de la hampe des drapeaux de ses régiments. La distribution de ces aigles donna lieu à une grande cérémonie au Champ-de-Mars, le 5 décembre 1804, trois jours après le Sacre, cérémonie pendant laquelle le nouvel Empereur fit prêter serment à son armée

La Distribution est une reprise des coutumes des légions impériales romaines. L'Empereur Napoléon Ier, remet ici le nouveau drapeau qui porte le symbole de l'empire aux chefs de ses armées. Cette remise des drapeaux est accompagnée d'un serment de fidélité des chefs à l'Empereur. Cette œuvre est assez dynamique, en particulier la droite de la composition. Cette partie, en forme pyramidale, s'oppose avec la partie gauche, beaucoup plus tranquille. Napoléon est moins mis en valeur que dans Le Sacre car les aigles le surplombent. En dépit de cette organisation spatiale, la lumière favorise très largement Napoléon.